Oos, the blog

Journal extime...

24.4.13

Journal d'un désastre

Cet après-midi au travail, je vais sur le compte mobile de notre opérateur internet pour tenter de modifier les emails où arrivent les factures. Elle m'appelle furieuse : "tu modifies des informations sur nos enfants". En fait, pas vraiment: remplacer une majuscule par une minuscule, c'est juste une correction... Mais ce soir, elle remet ça. Elle m'accuse d'écouter ses messages sur internet. Etc. etc.
OK, elle va changer d'opérateur.

Je ne tiens plus, je lui dis qu'il faut qu'elle arrête tout le temps de tout soupçonner, de ne pas me faire confiance, qu'elle a besoin de se faire soigner. Pas très adroit de ma part. Je pars m'isoler dans la chambre des garçons, elle m'y rejoint et c'est reparti pour une "explication" qui n'en est pas une. Où elle me confirme qu'elle ne me fait pas confiance. Qu'elle veut qu'on se sépare vite, qu'elle aura un logement social, et la moitié de la vente de nos biens immobiliers. Que je suis dépressif. Qu'on se séparera et qu'elle aura la garde des enfants, évidemment. (Là, je tente une pointe d'humour noir en évoquant un possible crime passionnel, évidemment ça ne passe pas). Elle revient sur son aventure avec Olivier, en commençant à me raconter qu'elle avait recherché un "prédateur"... Je l'interromps en lui disant que je n'ai pas envie d'entendre quoi que ce soit de sa part sur le sujet. Elle revient à nouveau sur "ma dépression". Elle me dit en avoir parlé à ma soeur, pour qu'elle fasse attention à moi "une fois qu'on serait séparé" (tout cela est donc décidé, planifié, exécuté ?) Elle avoue avoir elle aussi lu mes messages à ma psychothérapeute, et en avoir acquis la conviction que je racontais n'importe quoi sur elle et à tout le monde. (À y repenser de mon côté, je ne crois pas, je garde même ces messages en mémoire de ma messagerie, désormais protégée, en étant disposé à les montrer à qui de droit, si on en arrive là).

Bref, ça n'avance pas. Je lui redis bêtement que je l'aime toujours, et que ce qui me fait le plus mal, c'est que j'ai le sentiment qu'elle n'a jamais voulu essayer de "réparer" ce qui avait été cassé.

Mais je sais combien le fossé entre nous est profond aujourd'hui. Et, qui plus est, elle "note tout ce que je dis pour en parler à son psy qu'elle rencontre le midi" (et, je lui dis, évidemment qu'il ne dispose que de son point de vue, et elle répond "qu'elle se contente des faits" et j'ajoute que les faits sont quand même déformés par la perception qu'elle en a, etc.)